Bokator, art martial Cambodgien

Les arts martiaux traditionnels sont des éléments historiques essentiels pour de nombreux pays asiatiques.

L’art martial historique du Cambodge est appelé le Bokator en Khmer, il se traduit littéralement par se battre comme un lion. Même s’il n’existe pas d’histoire écrite du Bokator, nous savons que ses origines sont très anciennes. Les plus anciennes représentations connues du Bokator sont datées d’environ 1000 ans au XIIème siècle, ces traces de son histoire se trouvent au parc archéologique d’Angkor à Siem Reap dans les sculptures taillées sur les temples. Le roi d’Angkor, Jayavarman VII, qui a uni le Cambodge et introduit le bouddhisme dans le pays, autorise la pratique du Bokator. Les sculptures des bas-reliefs représentent le Bokator comme une manière de vaincre ses adversaires dans les combats sur les champs de bataille, mais aussi la beauté et la puissance du Cambodge a l’époque d’Angkor.

Tragiquement, la pratique de Bokator beaucoup soufferte pendant la prise de contrôle du Cambodge par les Khmers rouges en 1975. Au cours de leurs quatre années au pouvoir, le régime a éliminé près de 90% des artistes et les formes d’arts traditionnels, y compris les arts martiaux. En 1979, évinçant les Khmers rouges, le Vietnam envahit le Cambodge. Jusqu’en 1987, le pays était une colonie vietnamienne où les arts martiaux étaient interdits. Le Cambodge a retrouvé son indépendance en 1989, mais la poursuite des combats, et la pauvreté généralisée empêchait toute forme d’arts martiaux de se développer. Le retour réussi du Bokator est arrivé en 2006, lors du premier championnat national qui eut lieu au Cambodge.

En 2004, le gouvernement cambodgien a soutenu une réunion des neuf grands maîtres du Bokator qui ont survécu. Durant cette année, les maîtres et leurs élèves ont tenu une exposition publique, et les premières écoles de Bokator ont également rouvert. En 2007 est la venue de la première sélection de ceintures noires de Bokator. Durant cette décennie le Bokator est prospère, anciennement pratiqué sur les champs de bataille, il en devient une pratique sportive. Des compétitions nationales ont lieu chaque année à Phnom Penh et Siem Reap. Les combattants vêtus d’un short, les mains enveloppées dans un krama mettent en défaite leurs adversaires en utilisant des techniques anciennes de poing, de pied, coups de coude, coup de genou et de la lutte, ainsi que d’armes.

En 2012, le Bokator est reconnu par l’UNESCO en tant que forme d’art martial du patrimoine mondial.

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